

-
46
-
I
l s é t a i en t t r o i s memb r e s
seulement lors de la création de
la grappe d’entreprises Avenir
Export (Avex). Aujourd’hui, ils
sont quatre-vingts. Des sociétés
privées, mais aussi des syndicats
professionnels ou des chambres
consulaires. Avenir Export s’est ouvert
à d’autres secteurs que celui de la
transformation agroalimentaire, à ceux
des services notamment. «
Les services
ne sont pas comptabilisés dans la
balance commerciale. Or, c’est le plus
facile à exporter puisque la logistique
est moins contraignante. Le problème
de la barrière phytosanitaire ne se
pose pas
», souligne Alban Goullet Allard,
responsable d’Avex.
S
ALONS
INTERNATIONAUX
En 2015, la grappe d’entreprises a
écumé les salons internationaux. La
saison s’est ouverte en mars avec le
salon agroalimentaire Foodex à Tokyo.
Biscochoc y a réalisé de très bonnes
affaires dit-on mais «
à la veille de la
signature d’un contrat, l’entreprise
ne souhaite pas pour l’instant
communiquer sur l’export
». Le
chocolatier fait partie des pionniers de
l’export, présent depuis de nombreuses
années au Japon notamment, même si
cela demeure un marché de niche. En
septembre, le salon Fine Food, à Sydney,
a permis à La Française de détecter un
important potentiel. «
Des contacts
ont été créés mais la réglementation
phytosanitaire est contraignante
donc cela prend du temps. Entre les
demandes à l’export et l’envoi réel,
il faut compter un an à dix-huit
mois
», estime Alban Goullet Allard. En
octobre, la Trade Expo en Indonésie a
représenté une première « touche » des
EXPORT :
QUELQUES RÉSULTATS,
BEAUCOUP DE PROJETS
Depuis dix-huit mois, la grappe d’entreprises Avenir Export aide les sociétés
qui souhaitent développer l’export. Ses responsables ont multiplié les salons
internationaux et les missions de prospection. Les démarches prennent du
temps mais les entreprises locales entendent persévérer.
“
Entre les
demandes à
l’export et l’envoi
réel, il faut
compter un an à
dix-huit mois
”
FO
CUS
FO
CUS
Du 3 au 5 novembre, le Pacific
Business Forum réunira à
Nouméa 150 entreprises de
10 pays différents pour parler
business. Des conférences
économiques seront proposées
par des intervenants de tout
premier plan, tout comme
des conférences thématiques
(logistique, outils financiers
pour l’export, networking) et
des rencontres ciblées entre
entrepreneurs et investisseurs.
Cette première édition est
organisée par la CGPME-NC
et l’association Incer (Insertion
de la Nouvelle-Calédonie dans
l’économie régionale).
LE PACIFIC BUSINESS
FORUM
© Avex
Le chocolat Lapita du groupe Calonne est représenté sur les salons
internationaux.