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dans des boîtes en plastique pour en-
suite être saupoudrés sur des foyers
d’aleurodes dans les cultures.
En 2013, la Biofabrique a étendu son
élevage à d’autres espèces d’insectes
afin de lutter contre d’autres espèces
de ravageurs. Contrairement à la lutte
contre l’aleurode, cette nouvelle ba-
taille est encore en phase de rodage.
Dix espèces sont donc désormais éle-
vés au sein de la structure, dont les
coccinelles et les acariens par exemple.
C
ONVAINCRE
«
C’est un système vertueux pour
réduire l’utilisation de produits
phytosanitaires,
résume Bruno Gati-
mel.
Les exploitations maraîchères
qui cultivent sous serres sont celles
qui utilisent le plus ce nouvel ou-
til. Elles sont une dizaine environ
à travailler avec nous. Mais nous
avons encore un gros travail à faire
pour convaincre les agriculteurs
»,
reconnaît-il. Les questions des profes-
sionnels concernent bien souvent le
transfert des insectes, et la manière
de les introduire dans leurs cultures.
La Biofabrique manque en effet d’un
champ pour mener ses expérimenta-
tions. «
Nous avons besoin d’un lieu
neutre, en conditions contrôlées, afin
d’affiner les conditions de transferts
pour gagner en efficacité
», souligne
le responsable de la Biofabrique.
De quelle manière saupoudrer les
punaises sur les cultures ravagées ?
À quel moment ? En quelle quantité ?
L’expérience des structures similaires
à l’étranger permet de répondre à la
plupart des questions. Mais pour affi-
ner le transfert et l’adapter réellement
au contexte calédonien, une collabora-
tion va être engagée avec l’Adecal pour
mener des expérimentations sur des
parcelles tests.
C’est le nombre de microguêpes
parasitoïdes élevées par la Bio-
fabrique l’année dernière. La
structure a également produit
200 000 prédateurs (punaises et
coccinelles). Elle est donc en
surproduction, dans l’attente
d’expérimentations sur le ter-
rain, afin de convaincre davan-
tage d’agriculteurs.
28
millions
Les feuilles
de tabac
sont rincées
pour récolter
les larves
d’aleurodes
inoculées
par les
microguêpes.
Cette coccinelle permet de lutter
contre les cochenilles (larve en
haut, adulte en bas).
Les punaises sont
aspirées pour être
conditionnées dans
des boîtes.
Les microguêpes
contenues dans
ces boîtes vont
pondre dans les
larves d’aleurodes.
© A-E. D.
© IAC-SRFP
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© A-E. D.
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