

gement. Les étudiants ayant choisi l’option « droit des col-
lectivités » suivront par exemple un cours sur les moyens
du rééquilibrage économique et social, tandis que ceux
qui ont choisi l’option « management » suivront un cours
sur le management financier ou sur le management de la
qualité. L’université délivre ces cours via ses enseignants-
chercheurs – pour deux tiers du programme – mais aussi
via des professionnels du territoire. «
Le cours sur le
droit de la protection sociale est délivré par un inter-
venant de la Cafat, celui sur la gestion des ressources
humaines est dispensé par un membre de l’ANDRH,
et c’est la directrice de l’IRS
(Institut des relations
sociales)
qui donne le cours sur le droit du travail,
liste Carine David.
L’objectif est d’être le plus concret
possible. Ainsi, le cours de TD
(travaux dirigés, NDLR)
sur les entreprises en difficulté est mené par une man-
datrice liquidatrice.
» Afin de maintenir le contact entre
enseignants et professionnels, le comité de pilotage du
master intègre des représentants du monde professionnel.
S
ÉLECTION
L’année dernière, une quarantaine d’étudiants ont suivi
la première année de ce master. Parmi eux, se trou-
vaient des candidats en formation continue. Ces der-
niers peuvent passer le master 1 en une année, à raison
de deux jours de cours par semaine, ou en deux ans, à
raison d’une journée de cours par semaine. Dans toute
la promotion, ils ne sont au final qu’une vingtaine à avoir
pu intégrer la deuxième année de ce master. Une sélec-
tion a été opérée à l’entrée : pas question, en effet, de
délivrer un master « cocotier ». «
Les élèves qui ont
obtenu leur première année au rattrapage n’ont pas
été admis en seconde année
», explique Carine David.
Ils ont soit intégré la vie active, soit poursuivi vers un
autre cursus. La deuxième année est composée essen-
tiellement de cours de droit public et privé. Toutes U.E.
(Unités d’enseignement) peuvent être validées par un
certificat universitaire. «
L’U.E. sur le droit et le ma-
nagement des nouvelles technologies fait partie de
celles qui sont très demandées, tout comme celle
concernant la gestion des ressources humaines
»,
note Carine David.
Renseignements :
carine.david@univ-nc.nc“
Plus la
Nouvelle-Calédonie
va avancer dans son
autonomie, plus il sera
compliqué pour les
employeurs de recruter
des juristes formés
en Métropole
”