

DÉCRYP
TAGE
DÉCRYP
TAGE
des gains de productivité sont dus
à l’informatisation ces dix dernières
années. Mais ce n’est pas le seul
levier. En matière de logistique, la
Calédonie accuse un certain retard.
Chaque entreprise gère sa logistique,
les coûts ne sont pas mutualisés.
Externaliser sa logistique (stockage,
livraison) peut permettre dans cer-
tains cas de réaliser des gains de pro-
ductivité (voir ci-dessus).
M
ODERNISER
>
Il s’agit d’optimiser l’organisation
afin de réaliser des économies. Par
exemple, deux industriels concur-
rents – qui ont besoin d’acheter la
même matière première – pourraient
passer leur commande ensemble, afin
de bénéficier d’un « prix de gros ».
>
Pour développer la concurrence, et
donc la lutte sur les prix, une poli-
tique favorable à l’implantation de
nouvelles franchises pourrait être
proposée.
>
La réduction des coûts pourrait aussi
passer par le développement des
énergies renouvelables afin de faire
baisser la facture d’électricité ou
par la création d’une réglementation
concernant le télétravail (voir aussi
p. 59).
S
IMPLIFIER
>
Il s’agit de mettre en adéquation
les textes et la réalité du terrain.
Aujourd’hui, par exemple, la même
réglementation s’applique aux hyper-
marchés et aux petits snacks. Consé-
quence : les coûts de mise en confor-
mité sont lourds à supporter pour
les petites structures et cela impacte
leurs prix.
>
La création d’un guichet unique
d’aide aux entreprises permettrait
de gagner du temps (et donc de l’ar-
gent).
>
Les protections de marché pour-
raient être liées à des contrats de
performance afin d’engager une rela-
tion « donnant-donnant ». Il s’agirait
d’instaurer des exigences précises
sur les prix, la qualité, l’investisse-
ment et l’emploi, en contrepartie des
mesures de protection.
L
E
VOLET
SOCIAL
>
Aux contrats de chacun des secteurs
concernés (logement, automobile,
biens de consommation et alimen-
taire), s’ajoute un cinquième contrat,
concernant le volet social cette fois.
Objectif ? Obtenir les premiers gains
de productivité d’ici douze à dix-huit
mois. Cela pourra passer par des
sanctions plus rigoureuses pour des
absences injustifiées, par une men-
sualisation des heures supplémen-
taires, une annualisation du temps
de travail ou encore un renforcement
du cadre légal des accords d’intéres-
sement. Un règlement intérieur in-
terbranches pour les entreprises de
moins de dix salariés pourrait sanc-
tionner les comportements inadaptés
(respect de l’autorité, consommation
de drogues et d’alcool sur le lieu de
travail…)
.
Avec l’instauration de la TGC et
les contrats de compétitivité,
un désaccord apparaît au sujet
des marges des entreprises. Les
acteurs économiques souhaitent
conserver le même volume de
marge. Prenons l’exemple théo-
rique d’une entreprise qui pra-
tique une marge de 20 % sur un
produit vendu 100 francs (soit 20
francs de marge). Lorsque le prix
du produit baissera à 90 francs
(hypothèse), l’entreprise veut
pouvoir conserver 20 francs de
marge, et non pas 20 % (ce qui
reviendrait à 18 francs de marge).
Le gouvernement, lui, souhaite-
rait que les marges soient conser-
vées en volume : selon notre
exemple, la marge reste fixée à
20 % du prix, soit 18 francs de
marge au lieu de 20 francs. Selon
certains acteurs économiques, ce
calcul menacerait directement
l’emploi au sein des entreprises
puisque les marges (à ne pas
confondre avec les bénéfices)
permettent notamment de payer
les salariés.
TGC : le calendrier
Valeur ou volume ?
-
13
-
>
Juillet :
débat et vote au Congrès
sur la TGC. Début de la prépa-
ration de l’administration et
formation des entreprises.
>
1
er
janvier 2017 :
début d’une
marche à blanc de dix-huit
mois, la TGC entre en applica-
tion mais à taux réduit (0,25,
0,5 et 1 %).
>
Janvier 2018 :
bilan de la marche
à blanc et ajustements éven-
tuels.
>
1
er
juillet 2018 :
entrée en vigueur
complète de la TGC à taux
pleins (3, 11 et 22 %). Suppres-
sion de la TSS, de la TGI, de la
patente proportionnelle et de
quatre autres taxes à l’import.