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REPORT
AGE
RSMA
stagiaire Delorme. Il a déjà signé sa
convention avec l’entreprise Switi
à Païta pour son stage. C’est bien
ça !
», félicite l’adjudant Olivier Loriot,
responsable de la filière. «
Il y a quinze
ans, j’étais à leur place,
commente-t-
il
. Je le leur rappelle souvent pour les
motiver. L’ascension sociale existe
dans l’armée, plus
qu’ailleurs.
» Originaire
de Martinique, Olivier
Loriot est entré au ser-
vice militaire adapté
comme volontaire tech-
nique, avec son BTS.
Le dispositif accueille
une centaine de « VT »
comme on les appelle.
Titulaires d’un diplôme, ils font partie
de l’encadrement intermédiaire auprès
des jeunes et continuent ainsi d’acqué-
rir de l’expérience professionnelle.
C’est le cas du stagiaire Eatene. Sous
les ordres du chef de corps, il encadre
la filière sapeurs-pompiers volontaires.
Il est lui-même déjà volontaire, à Nou-
méa, et profite de sa présence au RSMA
pour préparer le concours de sapeur-
pompier professionnel, avec l’aide de
ses supérieurs. «
Garde un visuel sur
Aline
». Un exercice grandeur nature
est organisé ce matin. Il faut secourir un
mannequin posé sur le toit du bâtiment
avec le matériel adéquat : corde, mous-
quetons, civière. «
Du mou !
» «
Toi,
tu restes en retrait, tu prépares la
civière
», conseille le stagiaire Eatene.
La filière des sapeurs-pompiers volon-
taire est la dernière née des formations
du RSMA. «
Les communes sont très
demandeuses car cela coûte cher
de former des pompiers volontaires
et cela prend du temps, un à deux
ans environ. Ici, leur formation est
financée, et on a des pompiers volon-
taires opérationnels en douze mois
»,
commente le Lieutenant Jérôme Petit-
col, commandant du RSMA à Koumac.
« S
UR
-
MESURE
»
Répondre à la demande du territoire,
créer des formations sur-mesure : le
RSMA voudrait pouvoir le faire plus
souvent. Mais il peine à entrer en
contact avec le monde professionnel.
«
On aimerait que les employeurs
nous disent quels sont leurs besoins
car notre objectif c’est l’employabilité.
Dans la filière hôtellerie-restaura-
tion, un employeur nous a dit que nos
jeunes étaient bons en
salle mais nuls devant
un ordinateur. Enten-
du ! On peut ajouter
un module d’initiation
à l’informatique. On
est capable de faire du
sur-mesure, on est là
pour cela. Mais il nous
faut les retours des em-
ployeurs
», répète le colonel Petitcol.
Le RSMA entend développer des parte-
nariats avec le monde professionnel et
les institutions. Après discussion avec
la CCI, une réflexion est menée sur
l’ouverture d’une filière des métiers de
la vente pour l’année prochaine. Cette
année, une nouvelle filière a été mise
en place à la demande de deux entre-
prises du Nord, Cotransmine et Sona-
rep : le certificat d’initiation nautique.
À leur sortie, les stagiaires pourront
travailler à bord des barges qui alimen-
“
Être à l’heure, avoir le goût
de l’effort et reprendre confiance
en soi. C’est cela la marque
de fabrique du RSMA
”
Les stagiaires doivent mener eux-mêmes les démarches pour trouver un stage. «
Les employeurs
nous reprochent parfois de trop les encadrer, nous essayons donc de leur donner davantage
d’autonomie pour coller à la réalité de l’entreprise
», explique le colonel Petitcol.