

L
e terrassement a commencé il y a quelques mois
déjà, sur les quarante hectares de l’opération Wep
Wé. Les camions et les pelles vont et viennent sur ce
foncier communal mis à la disposition du FSH. «
La
commune nous a donné un terrain d’une valeur
de 150 millions de francs. Nous allons le viabiliser, réaliser
des aménagements et rétrocéder à la commune certaines
parcelles valorisées à hauteur de 150 millions de francs
»,
expose Stéphane Yoteau, directeur du FSH. Pour aménager un
hectare, il faut compter environ cinquante à soixante millions
de francs, incluant le terrassement, la mise en place du réseau
d’eau, de l’électricité, des routes, etc.
Sur les quarante hectares, vingt-six sont constructibles, les
autres sont classés en zone inondable. Juste à côté de la piscine
de Pouembout, un terrain accueillera le deuxième groupe sco-
laire de la commune et des terrains de sport. Le long de la RT1,
onze lots seront dédiés aux commerces et services en rez-de-
chaussée, avec logements à l’étage. «
Deux lots seront réservés
pour la création d’une placette d’une cinquantaine d’ares.
Nous y aménagerons un espace avec des bancs et de l’ombre
pour les pauses déjeuner du midi par exemple
», détaille
Stéphane Yoteau.
Sur le reste des lots, le type des logements n’est pas encore
complètement arrêté. L’opération Wep Wé devrait voir naître
une centaine de logements locatifs, probablement des petits
duplex en R+1, et une centaine de logements en accession à
la propriété. Les travaux de viabilisation s’achèveront fin 2016,
les premiers habitants pourraient emménager début 2018.
C’est donc tout un nouveau quartier qui verra le jour d’ici deux
ans. Pour que celui-ci vive, le FSH a réservé une enveloppe de
cinq à six millions pour l’aménagement des abords de la zone,
notamment celle située en zone inondable. «
Rien n’a encore
été décidé, cela se fera en concertation avec la commune.
Cela pourrait être une piste de VTT ou un parc pour enfants.
Nous attendrons de connaître les besoins des habitants
»,
explique le directeur du FSH pour qui le ralentissement de l’acti-
vité sur la zone VKP ne remet pas en cause le calendrier. «
Nous
travaillons pour les très petits revenus. Il y aura toujours de
la demande. Les expatriés sont partis mais les gens du Nord
sont toujours là
», rappelle-t-il. Stéphane Yoteau reconnaît que
certains lots mettront peut-être dix ans à se vendre, et c’est tant
mieux estime-t-il. «
Cela favorise la fluidité sur le marché.
Des jeunes couples ont le temps de s’installer par exemple,
nous aurons toujours des lots à leur proposer, cela évite que
le marché ne soit trop tendu
», analyse-t-il.
“
Nous travaillons pour les
très petits revenus. Il y aura
toujours de la demande
”
30
C’est le nombre de logements
locatifs livrés par le FSH sur la
zone VKP l’année dernière.
Stéphane Yoteau, directeur du FSH.