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septembre : blanquette de veau, salade
de concombres et surimi à la crème,
portion de fromage et salade de fruits…
Pas mal pour un «
ordinaire
».
Nandaï, c’est «
4 500 à 5 000 repas
par mois, en comptant le midi et
le soir, et 2 500 petits déjeuners
»,
énumère l’adjudant Jérôme, chargé de
la gestion du restaurant et du foyer,
où sont aussi proposés des produits
de première nécessité. Soit «
6 à 7
millions d’achats par mois
». Le
poste alimentation représente de fait
le premier poste de dépense du camp,
«
40 à 50 millions par an
», précise
la direction du commissariat d’outre-
mer de Nouvelle-Calédonie, soit le chef
des finances. Alors, les producteurs
locaux sont-ils sollicités ? «
Toutes nos
commandes passent par la centrale
d’achat à Nouméa
», indique l’adjudant.
«
Un appel d’offres est en cours de
consultation, comprenant des lots
spécifiquement pour Nandaï,
note
le commissaire
. Nous ignorons à ce
stade si des entreprises bouraillaises
y répondront.
»
S
UPPLÉMENT D
’
ACTIVITÉ
Côté pain, les jeux sont faits : la
boulangerie Caramel, seule de la place,
est le fournisseur historique du camp.
Depuis le retour de la compagnie, Guy
Perronnet fournit les militaires en
pistolets (ça ne s’invente pas), à raison
de deux livraisons par jour, dès 3h30 du
matin, et en viennoiseries le dimanche…
Les commandes sont passées à la
semaine et les quantités varient en
fonction de l’occupation du camp, pour
«
200 à 300 000 francs facturés chaque
mois
», évalue le boulanger, «
un petit
supplément d’activité bienvenu et pas
astreignant
», dit-il.
Un supermarché local fournit les petits
achats de réapprovisionnement, et les
produits qui améliorent l’ordinaire de
ceux qui, loin de chez eux, ont leurs
petits caprices… «
Le relationnel avec
les commerçants est très plaisant
», se
félicite l’adjudant Jérôme.
Au-delà, c’est le fonctionnement
courant du camp qu’il faut assurer, pour
«
15 millions de francs par année,
précise le commissaire.
Cela comprend
l’ensemble des prestations (espaces
verts, déchets, location photocopieur,
dératisation) et des fournitures
( é l e c t r i c i t é , eau , f ourni t ur e s
diverses). La plupart de ces dépenses
font l’objet de marché couvrant le
territoire et ne sont pas attribuées à
des entreprises locales.
»
Sau f que de s s o c i é t é s l o c a l e s
REPORT
AGE
REPORT
AGE
“
Nandaï, c’est
4 500 à 5 000
repas par mois
”