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• L’

objectif

«

Ce projet de loi du pays donne la

priorité à la santé des utilisateurs,

des consommateurs et à la protection

de l’environnement

», estime François

Mademba-Sy, conseiller pour le

développement rural et la recherche au

cabinet du président du gouvernement.

Un travail de concertation a été mené

auprès d’une quarantaine de partenaires

(associations, provinces, organismes de

recherche, etc.). Le projet vise surtout

à simplifier un processus inutilement

complexe et chronophage. Les

homologations calédoniennes seront

désormais calées sur celles de l’Union

Européenne.

• c

e qui change

Actuellement, tous les produits font

l’objet d’une évaluation par la Nouvelle-

Calédonie avant d’être autorisés.

Cela représente beaucoup de temps

et beaucoup de travail sans plus-

value au final puisque les instances

européennes mènent déjà ce travail.

Pour les importateurs, cela représente

des dossiers énormes et six mois de

démarches administratives en moyenne.

Avec le projet de loi du pays, les

substances actives déjà homologuées

par l’Union Européenne entreront

de manière simplifiée en Nouvelle-

Calédonie. Les importateurs n’auront

plus que deux documents à fournir, le

délai de traitement est estimé à deux

mois.

• L

es

produits

Toutes les substances actives agréées

en Union Européenne seront autorisées

en Calédonie, et uniquement celles-

ci (sauf exceptions examinées par

le comité consultatif). On retrouve

ces substances dans les produits

phytopharmaceutiques à usage agricole

(PPUA) homologués en France, mais

aussi dans ceux provenant d’autres

pays de l’Union Européenne, et dans

ceux d’une « liste positive » de pays

dans laquelle on trouve principalement

l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

«

Avec cela, on trouve tout ce

dont le pays a besoin. En Union

Européenne, il y a aussi des cultures

tropicales donc il y a des substances

actives qui nous concernent. De plus,

un travail a été mené sur l’analogie

des plantes. Cela permet désormais

d’utiliser sur la squash par exemple

un produit qui fonctionne sur le

melon

», explique François Mademba-

Sy. Au final, le nombre de substances

actives et de PPUA va considérablement

augmenter. Par exemple, actuellement,

112 substances actives sont agréées

en Nouvelle-Calédonie et 118 PPUA.

Produits phytopharmaceutiques

Le grandménage

Herbicides, insecticides, fongicides et autres produits phytosanitaires à usage agricole,

font l’objet d’un projet de loi du pays. Objectif ? Simplifier la machine administrative

et former les utilisateurs à un usage plus raisonné. Le projet devrait être inscrit en

séance du gouvernement ce mois-ci, puis présenté au vote du Congrès en octobre.

Les substances actives déjà homologuées par

l’Union Européenne entreront

de manière simplifiée en Calédonie

AGRI

CULTURE

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