Construire | Juin 2022

Construction Dossier 53 Comment choisir le bon professionnel ? Pour choisir un professionnel dans la jungle calédonienne des chasseurs de nuisibles, voici quelques conseils. D’une société à l’autre, les méthodes, les produits changent, mais ce qui importe, « c’est le suivi, la réactivité », estime Laurent Veyssiere de Parasitech. « Il faut demander plusieurs devis », insiste de son côté Patrick Gardes, de DNI. Beaucoup trop bas, il y a anguille sous roche. « Entre le prix des produits, le déplacement, les frais divers… on ne peut pas proposer des tarifs très bas », prévient Laurent Veyssiere. A contrario, un tarif beaucoup plus élevé que la moyenne peut également cacher quelque chose. Plusieurs devis permettent de comparer les garanties. « C’est essentiel. » La garantie dans le temps, avec un suivi entre 3 et 6 mois pour la désinsectisation, un suivi régulier dans le premier mois pour les termites, et un suivi intense les premières semaines pour les rats. Mais aussi une garantie sur le bâti. « Il faut garantir tous les bâtiments, pas seulement une pièce. Sinon, c’est un risque de surfacturation. » L’expérience joue également beaucoup. Pour débusquer les nuisibles et connaître les bons gestes, vous pourrez vous reposer sur un désinsectiseur ayant plusieurs années d’expérience. Enfin, faire confiance au bouche à oreille. Parlez-en à vos amis, à vos collègues, à vos voisins, ils vous donneront des bons conseils s’ils ont vécu une expérience 3 D. Un cadre légal ? Les professionnels le clament haut et fort : « Les produits aujourd’hui sont beaucoup moins toxiques, ils sont sans danger et sans odeur ! » Certains ont même un label « vert ». Pourtant, sur le Caillou, la profession n’est pas réglementée, et les produits importés ne sont pas soumis à des restrictions. Ainsi, impossible de vérifier s’ils sont réellement écologiques, ou peu toxiques pour les habitants de la maison. Ils restent des biocides, des produits qui littéralement « tuent la vie ». Et les professionnels s’accordent : « Il n’y a aucune réglementation, des produits à usage professionnel sont vendus dans le commerce pour les particuliers. » Les plus consciencieux commandent des biocides en France, ou en Europe, où les professionnels doivent être certifiés pour pouvoir en acheter. Ces produits répondent donc à des normes européennes. Les moins bien intentionnés pourraient importer des produits de n’importe où dans le monde, sans aucune vérification. Des témoignages rapportent que l’achat, dans les petits commerces de Nouméa, d’insecticides étiquetés en langue étrangère, avec beaucoup de pictogrammes annonçant la nocivité de l’objet, est monnaie courante.

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