Construire | Juin 2022

Il est une heure du matin sur la place des Cocotiers. Des petits objets sortent du sol. L’arrosage automatique de la ville de Nouméa se met en route. Quelques secondes auparavant, impossible de deviner que des buses se cachaient dans les plates-bandes. L’équipement municipal est tout à fait adaptable au jardin d’un particulier. Car l’arrosage automatique reste accessible s’il est bien organisé et bien pensé. Mais pourquoi opter pour ce système alors que le tuyau jaune et l’arrosoir font bien l’affaire ? L’arrosage automatique présente un avantage principal : l’économie d’eau. Bien mesurée selon les besoins des plantes, distribuée à un rythme adapté en tenant compte de la météo, la quantité d’eau utilisée est alors parfaite. Ni trop, ni pas assez. « Il y a plusieurs raisons de vouloir automatiser l ’arrosage, commence Jean-Louis Caudal, fontainier chez Nouméa Arrosage. La pénibilité de la tâche, le gaspillage de l ’eau, l ’aspect chronophage de l ’arrosage, ou encore les clients avertis qui s’y connaissent en plantes et veulent optimiser leur jardin. » Un plan détaillé Mais l’arrosage automatique, c’est quelque chose qui s’anticipe, se dessine, se soupèse… « C’est bien plus compliqué que ça en a l ’air », affirme Jean-Louis Caudal. Si vous décidez de sauter le pas, il faut commencer par « réaliser un plan de son jardin », indique le vendeur de La Maison Verte. Mais pas un plan à main levée sur du papier blanc ! « Il faut que les cotes soient réelles, ce n’est pas la surface qui compte, mais les distances », insiste Jean-Christophe Mir, chargé d’affaires chez ESQ. Avec votre papier millimétré, votre mètre, votre compas et votre gomme, faites le tour de votre terrain pour réaliser un schéma aussi complet que possible : la maison, les allées, les terrasses, les obstacles divers comme un rocher…Puis le jardin : les massifs, les haies, les arbres, le gazon, le potager…L’aspect technique : les points d’eau, le compteur, la cuve de récupération d’eau de pluie…La topographie : le dénivelé, le voisinage, le vent dominant, la proximité de la mer, les zones d’ombre et d’ensoleillement, la qualité du sol… « Chaque jardin est unique ! précise Jean-Christophe Mir. Et chaque personne est unique. Nous avons cinq fournisseurs, des centaines de buses. À chaque situation son arrosage. » Mais pourquoi donc tant de détails et de précisions juste pour arroser son jardin ? Parce que le but ultime, c’est bien « la gestion optimale de la ressource en eau », glisse le chargé d’affaires d’ESQ. Et pour cela, des professionnels sauront concevoir le système d’irrigation au détail près. « Chez Nouméa Arrosage, nous avons l ’avantage d’être également des paysagistes de formation, nous pouvons donc conseiller le client. » Jean-Louis Caudal tiendra compte, par Outdoor Dossier 18

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