Le guide du mondial 2022

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SOMMAIRE || Le guide du Mondial 3 04 Présentation 08 Les Bleus 10 Les favoris 14 Les outsiders 18 Les stars 22 Arbitrages français 26 Les stades 28 Les groupes 52 Quiz 54 Psychotest 55 Jeux Le supplément foot est un supplément des Nouvelles calédoniennes (ne peut être vendu séparément) édité par la société MELCHIOR SAS - Société par actions simplifiée au capital de 10 000 000 F CFP - 41/43 rue de Sébastopol, BP G5, Nouméa - Téléphone : 27 25 84 - Fax : 27 94 69 - Principaux associés : Famille Jeandot, MO5, EPKO - Présidente : Johanna Jeandot - Directeur général et de la publication : Yves Delauw - Rédactrice en chef des magazines : Patricia Calonne (27 94 62) - Maquette : Pôle Mags/Ögann - Service commercial publicité : directrice commerciale : Sabrina El Mahhari (74 45 19) - Studio PAO : Melchior SAS - Impression : IRN SAS : 22 500 exemplaires - Crédit photos : DR - Photo de couverture : DR. « La reproduction ou l’utilisation, sous quelque forme que ce soit, de nos articles ou informations est interdite. »

4 UNE COUPE DU MONDE EN AUTOMNE Tout est réuni pour que la Coupe du monde 2022, qui se déroulera au Qatar du 20 novembre au 18 décembre, reste dans l'histoire. Un calendrier inédit, un pays du Moyen-Orient qui, pour la première fois, sera hôte, des zones d'ombre et un plateau de rêve… le mélange s'annonce explosif. Douze ans ont passé depuis la décision rendue par la Fifa d'attribuer le Mondial 2022 au Qatar… une éternité ! Beaucoup d'encre a coulé entre-temps, mais rien n'a empêché l'événement sportif le plus prestigieux de la planète d'avoir lieu, pour la première fois de l'Histoire, dans un État du Moyen-Orient. Pour l'occasion, le pays hôte a mis les petits plats dans les grands… UN TERRAIN DE JEU GRANDIOSE Un aéroport, l'Hamad International Airport, qui pourra accueillir jusqu'à 50 millions de visiteurs par an, est sorti de terre. Plus encore, huit stades flambant neufs ont été érigés sur les dunes du désert, dont le Ras Abu Aboud Stadium (aussi appelé Stadium 974) qui restera comme la première enceinte sportive entièrement démontable construite spécialement pour un tournoi international. Cette merveille d'ingénierie a été bâtie à partir de conteneurs maritimes et de blocs de construction modulaires qui seront réutilisés après la Coupe du monde dans de plus petits sites sportifs et non sportifs. Le stade Lusail, d'une capacité de 80 000 places, accueillera pour sa part le match d'ouverture et la finale. Pour la petite histoire, le vainqueur lèvera la coupe le 18 décembre, qui est aussi le jour de la Fête nationale du Qatar. À n'en pas douter, cette Coupe du monde restera exceptionnelle sur de nombreux points. Au total, c'est en effet un chèque d'environ 7 milliards d'euros que l'État a signé pour bâtir toutes les infrastructures nécessaires à l'accueil de cet événement colossal. Et même la saison est inédite dans cette édition puisque c'est la première fois que la compétition se déroulera en automne. Dans un premier temps, les responsables de la Fifa n'avaient pas pour projet de changer des habitudes centenaires, mais le climat La Coupe du monde 2022 au Qatar sera inédite à plus d'un titre.

estival du pays hôte, et ses températures qui peuvent atteindre les 50 °C sans sourciller, en ont décidé autrement. La climatisation des stades, qui a tant fait parler eu regard aux enjeux environnementaux actuels, ne sera sans doute pas utilisée puisque le mercure atteindra entre 20 et 26 °C à Doha durant la Coupe du monde. LUTTE AU SOMMET Le Qatar sait qu'il a ici une occasion historique de parfaire son image de petit État moderne à l'international. L'émirat a ainsi mis de l'eau dans son vin, ou plutôt l'inverse. Alors que l'alcool est interdit dans tous le pays en temps normal, il sera par exemple possible de s'en procurer à l'intérieur des stades, dans les fans zones et dans certains hôtels. Un geste en direction des supporters internationaux qui ne suffira sans doute pas à faire oublier la dureté du régime… Les enjeux politiques seront au cœur des discussions autour de ce Mondial. Il n'empêche, le spectacle s'annonce grandiose pour tous les amateurs de ballon rond ! Entre le Brésil de Neymar qui revient à son plus haut niveau, l'Angleterre qui n'a plus aligné une équipe aussi forte sur le papier depuis au moins soixante ans, la Pologne de Lewandowski, l'Allemagne et sa Mannschaft qui a tout pour être victorieuse et l'Argentine, portée par un Messi qui voudrait bien décrocher le seul titre majeur qui manque encore à son palmarès légendaire, rarement le suspense aura été aussi total. Restent les Bleus, en plein brouillard après leur campagne chaotique en Ligue des nations. Quel visage montreront les hommes de Didier Deschamps ? Celui, pathétique, du dernier Euro, ou celui, victorieux, des champions du monde en titre ? 6

8 Que reste-t-il de la victoire de 2018 ? Des souvenirs joyeux ? Certainement. Un style de jeu ? Il n'était guère flamboyant. Une ossature d'équipe ? Didier Deschamps la cherche encore, en vain. Un système tactique ? Le sélectionneur n'a rien figé. Malgré une nouvelle étoile accrochée sur le maillot il y a quatre ans en Russie, les Bleus arrivent au Qatar avec plus de questions que de réponses.Il faut dire que le dernier Euro, qui s'est soldé dès la sortie des poules par le fiasco contre la Suisse (3-3, t.a.b) en huitième de finale, a longtemps été considéré davantage comme un accident de parcours que comme une défaillance structurelle. Force est de constater qu'il aurait fallu analyser cette sortie de route prématurée différemment. La dernière édition de la Ligue des nations a remis les pendules à l'heure. La France sort de la compétition, qu'elle avait pourtant remportée la saison précédente, à une piteuse troisième place de son groupe. Le bilan comptable est famélique : une victoire, deux nulles et trois défaites, le tout avec une différence de buts négative (-2).L'équipe de France finit avec 5 points, à 8 points de la Croatie qui est première du groupe et à 7 points du second… le Danemark. Une équipe que les Bleus vont justement retrouver en phase de groupe au Qatar. Espérons que la dernière rencontre de préparation, contre les mêmes Danois (défaite 2-0), sera digérée lors du coup d'envoi du match, le 26 novembre. À la décharge de Didier Deschamps, qui semble avoir perdu sa légendaire bonne étoile, il faut reconnaître que la sélection nationale a multiplié les coups durs ces derniers mois. LE FOND ET LA FORME L'infirmerie n'a cessé de se remplir, empêchant toute équipe type d'émerger et d'enchaîner les matchs. L'assise défensive, qui a fait le succès de tous les onze entraînés par l'ancien coach de l'Olympique de Marseille, fut un chantier toujours recommencé. Face à cette hécatombe, il a fallu s'adapter et surtout trouver le bon système. Défense à 3, à 4 ou à 5 ? Qui sur les côtés et qui pour tenir la baraque dans l'axe ? LES BLEUS EN PLEIN BROUILLARD Quatre ans après son titre de champion du monde en Russie, l'équipe française aborde cette nouvelle compétition internationale en pleine incertitude. La victoire éclatante des Bleus lors de la Coupe du monde 2018 semble bien loin…

D'Upamecano à Jules Koundé, pourtant excellents dans leurs clubs respectifs, personne n'a semblé en mesure d'apporter plus d'assurance qu'une vacillante charnière Varane-Kimpembe.Outre les blessés, dont l'incontournable N'Golo Kanté, et les méformes, il a également fallu composer avec les affaires extra-sportives, comme l'ahurissant imbroglio Pogba. Le milieu de terrain de la Juventus, blessé, ne participera au Mondial, mais l'affaire a laissé des traces. Le rapport de force entre la Fédération française de football et Kylian Mbappé, qui rechigne à associer son image à certains sponsors des Bleus, n'a pas apaisé les tensions. Et que dire du cas Griezmann ? Flamboyant, il y a quatre ans, « Grizou » charrie sa peine sur tous les terrains d'Europe. On aurait pu espérer que son retour au bercail à Madrid, après un passage fantomatique à Barcelone, relance le maître à jouer des Bleus, mais rien ne semble pouvoir lui redonner le sourire.Le paradoxe tricolore est complet : sur le papier, l'équipe de France a sans doute le onze le plus fort de ce Mondial, pourtant ô combien relevé, dans les faits, le brouillard est complet. Un grain de sable a grippé la mécanique implacable de Didier Deschamps. Espérons qu'il retourne d'où il vient, dans les dunes du désert qatari. 9 Presnel Kimpembe fait partie de l'axe fort des Bleus pour le Mondial. Didier Deschamps fait face à une composition d'équipe ardue.

Bien malin celui qui peut prédire, à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde au Qatar, qui soulèvera le trophée le 18 décembre au soir. Rarement la compétition ne s'est présentée avec un plateau aussi relevé et homogène. Si l'on tient compte de la forme du moment, le Brésil tient cependant une nouvelle fois la corde. La Seleção est bien mieux armée que lors de la dernière décennie et paraît avoir beaucoup appris du fiasco de 2014 (défaite 7-1 contre l'Allemagne à Rio). Le Brésil a dévoré son groupe de qualification, décrochant son billet pour le Qatar un an avant le début des débats. En trois ans, les hommes de Tite n'ont perdu que deux matchs : un amical contre l'Argentine en novembre 2019 et la finale de la Copa America l'an passé. Les coéquipiers d'un Neymar retrouvé ont remporté 24 de leurs 29 derniers matchs, sont invaincus depuis 15 rencontres et affichent une force collective qu'on ne leur avait plus vu présenter depuis des années. L'ARGENTINE À GRANDE VITESSE Responsable des deux dernières défaites du Brésil en trois ans, l'Argentine est l'autre nation en forme de cet avant Mondial. L'entraîneur Lionel Scaloni, critiqué pour son inexpérience lors de sa prise de pouvoir, a fait taire tous les sceptiques et redonné son statut à l'Albiceleste. Le plan de jeu, autour du maître Messi, est clair et la sélection a désormais de grandes certitudes autour de son identité. Les résultats parlent d'euxmêmes : l'Argentine n'a pas perdu un seul match en 35 rencontres et trois ans. La dernière défaite remonte à la demi-finale de la Copa America de 2019 ! L'Albiceleste est désormais 3e au classement Fifa, devant la France et compte bien grimper sur le toit du monde. LES FAVORIS LES OGRES ONT FAIM Rarement issue d'une Coupe du monde n'aura été aussi incertaine. Les favoris au titre suprême sont trop nombreux et le niveau est bien trop élevé pour désigner l'équipe qui aura le plus de chance de monter sur le trône mondial. Si le Brésil et l'Argentine semblent avoir une longueur d'avance, la France et l'Allemagne sont prêtes à en découdre. 10 La Seleção emmenée par Neymar a toutes ses chances d'obtenir le trône mondial.

LES BLEUS SOIGNENT LEURS BLESSURES Aucun des favoris au titre suprême n'a connu une telle hécatombe de blessés que la sélection de Didier Deschamps. Si l'on devait faire un onze des joueurs qui sont passés par l'infirmerie ces derniers mois, les Français pourraient l'emporter haut la main ! Cela n'explique qu'en partie la méforme actuelle des Bleus, mais laisse de bonnes chances aux coéquipiers de Kylian Mbappé d'afficher un autre visage au Qatar, lorsque l'effectif sera au complet. Malgré les voix inquiètes qui s'élèvent en France, le onze tricolore, l'un des plus talentueux à chaque poste du Mondial, fait toujours très peur et arrivera dans la compétition avec le statut d'équipe à battre. L'ALLEMAGNE EN EMBUSCADE Quelques semaines avant la fin des matchs préparatoires à la Coupe du monde, l'ogre allemand semblait avoir retrouvé son appétit d'antan. Dans tous les vestiaires du monde se chuchotait une nouvelle fois cette implacable sentence de Gary Lineker : « Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et à la fin c'est toujours l'Allemagne qui gagne. » Les hommes de Hansi Flick étaient invaincus depuis 2021, après un Euro en demi-teinte. Mais les rencontres contre l'Angleterre (3-3) et, surtout, contre la Hongrie (0-1), ont laissé transparaître les failles du cuirassier allemand. Le problème principal de Flick est de trouver les joueurs qui assureront la relève de la vieille garde. Si un onze se dégage clairement, les recours ne se bousculent pas pour nourrir la concurrence et permettre une saine émulation. Reste que l'Allemagne demeure l'une des places fortes du football mondial. 12 La sélection de Hansi Flick va défendre chèrement la peau de l'ogre allemand. L'Albiceleste de Lionel Messi arrive en conquérante à la Coupe du monde.

Le niveau du champ des équipes engagées au Qatar est si élevé qu'il est quasiment impossible de séparer clairement les favoris des outsiders. Certes, le Brésil et l'Argentine, dans une forme éblouissante, se détachent, tandis que la France, championne en titre, et l'Allemagne, redevenue quasi invincible, sont incontournables, mais les poursuivants, en meute, ne sont guère loin. Les Pays-Bas mènent sans conteste la chasse aux favoris. De retour, Louis Van Gaal est parvenu à tirer le meilleur d'une génération dorée promise aux plus grandes gloires mais dont les ego ont une nouvelle fois grevé les résultats. Absents en 2018, les Hollandais ont reconstruit une équipe qui impressionne. En septembre dernier, les Oranje ont sèchement battu la Pologne de Lewandowski (2-0) et la Belgique, tout en se qualifiant pour les phases finales de la Ligue des nations. Le collectif fait peur : sa vitesse de transition lui permet de mener des contre assassins, tandis que l'assise défensive retrouvée autour de trois axiaux lui assure une solidité à toute épreuve. L'ESPAGNE RETROUVE LA FLAMME La nation qui a dominé le football mondial de 2008 à 2012, avec une Coupe du monde et deux Euros à la clé, est rapidement retombée dans l'anonymat. Son fond de jeu, articulé autour d'une possession de balle sans partage et un jeu de passe huilé, était devenu trop prévisible. Le dernier Euro a remis la Roja sur le devant de la scène (défait en demi-finale aux tirs au but contre le futur vainqueur italien). Les derniers matchs, hormis le faux pas contre la Suisse (1-2), ont confirmé ce retour en grâce. L'Espagne fait partie des quatre sélections qualifiées pour les phases finales de la Ligue des nations. Luis Enrique continue de s'appuyer sur ce « tiki-taka » (possession à outrance et multiplication des passes) très catalan, mais peut compter sur une jeune génération pétrie de talent qui place ses crampons dans ceux d'Iniesta et de Xavi, les glorieux anciens. DES OUTSIDERS QUI MONTRENT LES CROCS Si le Brésil, l'Argentine, la France et l'Allemagne apparaissent comme les principaux favoris de la Coupe du monde au Qatar, un impressionnant peloton d'outsiders entend bien jouer les trouble-fêtes. Revue d'effectif. 14 Les Three Lions, Harry Kane en tête, ont tout à prouver lors de cette Coupe du monde.

L'ANGLETERRE CHERCHE LA VOIE Le ballon rond n'est pas avare en aberrations statistiques, mais celle-ci défie tout de même toutes les lois de la raison : la nation qui a inventé le football et qui détient le championnat le plus relevé et le plus regardé du monde n'a gagné qu'un seul titre majeur, le Mondial de 1966. Plus d'un demi-siècle à attendre une nouvelle consécration. Celle-ci viendra peut-être du Qatar… Les observateurs sont unanimes, l'Angleterre possède une génération dorée qui n'attend qu'une petite étincelle pour monter sur le trône. Demi-finalistes en 2018, finalistes malheureux du dernier Euro, les Three Lions ne sont pas loin. Hélas, les derniers résultats laissent perplexe. Avant le match nul contre l'Allemagne (3-3), les coéquipiers du serial butteur Harry Kane n'avaient pas inscrit le moindre but dans le jeu en 566 minutes. Le drapeau est en berne de l'autre côté de la Manche, au point que Gareth Southgate, qui semble avoir perdu la formule pour faire briller ensemble de si talentueux joueurs, est menacé. Tout autre résultat qu'un parcours sans faute au Qatar signerait la fin de son passage sur le banc. BELGIQUE ET SÉNÉGAL, SAISIR SA CHANCE Il convient d'ajouter à ces favoris deux équipes à la trajectoire inverse. Pour la Belgique, l'aventure qatarie sera sans doute la dernière chance pour cette génération dorée des Diables rouges de décrocher un titre majeur. Les Hazard, De Bruyne, Courtois, Lukaku ou Meunier, à qui l'on promettait toutes les gloires, n'ont plus de marge de manœuvre. De l'état de forme de cette sélection vieillissante dépendra leur salut. Le Sénégal, quant à lui, est sur la pente ascendante et représente de loin les meilleures chances africaines au Qatar. Les hommes d'Aliou Cissé comptent sur une génération de Lions impressionnante, autour de Kalidou Koulibaly (Chelsea), de Gueye (Everton) et de l'incontournable Sadio Mané. Le Sénégal pourrait être l'une des belles surprises de ce Mondial. 16 La tactique inchangée de Luis Enrique mènera-t-elle l'Espagne en finale au Qatar ? Le Sénégal pourrait bien briller au Mondial grâce à Sadio Mané et ses coéquipiers.

Pour la Belgique, l'aventure qatarie sera sans doute la dernière chance pour cette génération dorée des Diables rouges de décrocher un titre majeur.

LIONELMESSI, LA LÉGENDE DES SIÈCLES Qui est le meilleur joueur de football de tous les temps ? Cette question ouverte enflamme les amateurs de ballon rond. Il est certain que Lionel Messi est le plus sérieux prétendant à cette distinction honorifique. Avec plus de 1 000 buts inscrits en carrière, des actions par centaines restées dans l'histoire du jeu, des dribbles inoubliables et un palmarès qui donne le vertige, la « Pulga » est une légende éternelle. Un titre lui manque toutefois, celui de Champion du monde, qui le ferait rejoindre, voire dépasser, Pelé et Maradona. L'aventure qatarie sera sa dernière chance. CRISTIANO RONALDO, CRÉPUSCULE D'UNE IDOLE Cristiano Ronaldo fait également partie des protagonistes de la question ouverte par Lionel Messi. Comme Nadal et Federer au tennis, leur confrontation a ébloui le monde du football depuis près de vingt ans. L'attaquant de Manchester a lui aussi tout gagné, marqué des buts d'anthologie par centaines et bâti un palmarès vertigineux. En étant buteur au Qatar, Ronaldo deviendrait même le premier joueur de l'histoire à inscrire un but dans cinq Coupes du monde différentes. Certes, sa fin de carrière à Manchester United est bien plus laborieuse que celle de Messi au Paris Saint-Germain, mais l'enfant de Madère reste une formidable machine à gagner. NEYMAR, LE TEMPS RETROUVÉ Neymar a quant à lui perdu au Paris Saint-Germain de cet éclat qui le faisait LES STARS À SUIVRE PASSATION DE POUVOIR Un plateau de rêve, voilà ce que promet le Mondial au Qatar, qui réunira les meilleurs joueurs internationaux. Les amateurs de football seront tiraillés entre la nostalgie de voir s'achever les carrières monumentales de Cristiano Ronaldo et de Lionel Messi, le bonheur de retrouver un Neymar au plus haut niveau et la joie de (re)découvrir la jeune garde, de Kylian Mbappé à Pedri ou Musiala. 18 Pedri, la jeune vedette du FC Barcelone, promet de faire briller l'Espagne au Qatar.

briller si intensément au FC Barcelone. Souvent blessé, plus occupé en dehors des terrains que dessus, entretenant une relation délicate avec les supporters, le génial brésilien semblait devoir traîner sa peine jusqu'à une fin de carrière qui aurait retenti comme un immense gâchis. Mais les grands champions ne sont pas de ce bois-là. L'arrivée de Lionel Messi à Paris, l'éclosion de Kylian Mbappé qui lui a fait de l'ombre et la volonté de laisser une trace indélébile dans l'histoire de son sport semblent avoir chassé les démons de Neymar. Depuis le début de saison, c'est un autre joueur qui étincelle sur le terrain. Décisif, virevoltant, en pleine forme – à l'image du Brésil –, Neymar illuminera de son immense talent le Mondial au Qatar. KYLIANMBAPPÉ, L'ŒIL DU TIGRE Kylian Mbappé a faim. Peut-être un peu trop pour certains observateurs qui lui reprochent de penser davantage à son image et à ses statistiques qu'à son équipe. Mais lorsqu'il s'agit de faire gagner un match décisif, comme lors de la dernière Coupe du monde victorieuse, ces considérations sont secondaires. L'attaquant de tous les records entend bien aller détrôner des légendes comme Pelé. Sa vitesse, sa précision dans la finition et sa capacité à faire sans cesse des différences sur le côté sont autant de qualités qu'aucun autre joueur du Mondial n'égale. SADIOMANÉ, LE LION DU DAKAR L'équipe du Sénégal est l'une des principales chances africaines de cette Coupe du monde au Qatar. Les hommes d'Aliou Cissé peuvent compter sur un lion indomptable, Sadio Mané. L'insaisissable attaquant a fait les grandes heures de Liverpool avant de s'envoler, cette saison, pour Munich où il a rejoint l'ogre Bayern. Grand artisan de la première victoire des siens en Coupe d'Afrique des nations en février dernier, Mané est à la fois redoutablement efficace et incroyablement généreux sur le terrain. PEDRI, L'HÉRITIER Si l'Espagne va mieux, ce n'est pas parce que Luis Enrique est revenu sur ses principes de possession de balle à outrance, qui ont fait la gloire de la Roja dans les années 2010, mais parce que le sélectionneur peut compter sur une génération des plus prometteuses. Pedro González López, dit Pedri (19 ans), le nouveau maître à jouer de la sélection, s'inscrit dans la lignée de ses illustres prédécesseurs, Iniesta et Xavi. La pépite du FC Barcelone est une étoile naissante qu'il faudra découvrir au Qatar. MUSIALA, LE DIABLE DE STUTTGART La vieille garde allemande attend avec impatience l'arrivée de jeunes loups à même de prendre sa place. Jamal Musiala, le virevoltant ailier de Stuttgart, fait partie de ces jeunes joueurs promis à un brillant avenir. À seulement 19 ans, Musiala bonifie le fond de jeu implacable de l'Allemagne et lui ajoute une touche de folie jubilatoire. Ce diamant brut sera l'une des attractions à découvrir à la Coupe du monde. 21 Kylian Mbappé, l'attaquant de tous les records, entend devenir une légende. Jeune talent du Bayern de Munich, Jamal Musiala portera haut les couleurs de l'Allemagne au Mondial.

Ce n'était pas arrivé depuis 1990 et la sélection de Joël Quiniou et Michel Vautrot en Italie : deux arbitres français seront présents sur les pelouses qataries du 20 novembre au 18 décembre. Clément Turpin, déjà retenu pour le Mondial russe en 2018, enfilera de nouveau le maillot noir (ou jaune fluo), tandis que Stéphanie Frappart officiera pour la première fois à ce niveau. Ils seront accompagnés par deux assistants, Nicolas Danos et Cyril Gringore, ainsi que deux arbitres VAR (assistance vidéo), Jérôme Brisard et Benoît Millot. FAIRE TAIRE LES CRITIQUES Le board international reconnaît ainsi ouvertement la qualité de l'arbitrage français, pourtant chahuté depuis le début de la saison sur ses terres. Nul n'est prophète en son pays et Clément Turpin en fait souvent les frais, lui qui, respecté en Europe (il arbitre de nombreuses rencontres au plus haut niveau continental), est fréquemment décrié dans l'Hexagone pour sa propension à avoir la main leste sur les cartons rouges. Il faut dire que la nouvelle saison de Ligue 1 a commencé sur une sinistre statistique : 34 cartons rouges ont été distribués lors des huit premières journées du championnat, soit une moyenne de 4,25 par week-end, loin devant la Liga (3,50), la Serie A (2,14), la Bundesliga (1,71) et à des années-lumière de la Premier League (0,57). Saïd Ennjimi, ancien arbitre réputé, déclarait même à L'Équipe : « Je trouve que nos nouveaux L'ARBITRAGE FRANÇAIS À L'HONNEUR Six arbitres français ont été retenus par la Fifa pour officier lors de la Coupe du monde au Qatar, dont deux principaux, Clément Turpin et Stéphanie Frappart. Chahuté en France, l'arbitrage français a l'occasion de briller sur le plan l'international. 22 Le Français Clément Turpin sera sur les pelouses qataries pour arbitrer les matchs du Mondial.

arbitres sont très scolaires. Le contexte autour de la notation montre ses défauts. Comme la Direction technique de l'arbitrage choisit ses arbitres en fin de saison, ce sont en majorité les jeunes qui craignent un contexte susceptible de les broyer, car ils ont leurs preuves à faire. » Avec six représentants dans le corps arbitral composé pour la Coupe du monde, la France est la nation la plus sollicitée. C'est une petite révolution puisqu'en 2014, au Brésil, aucun arbitre tricolore n'avait été retenu. Loin des polémiques nationales, la Fifa reconnaît ainsi ouvertement l'excellence française dans ce domaine. « Cela met un éclairage positif sur l'arbitrage français, sur lequel il se dit beaucoup de choses », a déclaré Benoît Millot lors des rencontres avec la presse organisée début octobre à Clairefontaine. UNE FIERTÉ ET UNHONNEUR Clément Turpin préfère garder le positif : « C'est une vraie fierté pour l'arbitrage tricolore et le résultat de quinze ans de travail et d'investissement. » Pour Stéphanie Frappart, l'une des six femmes arbitres centrales promues au Mondial 2022, une Coupe du Monde « c'est vraiment le summum à la fois dans le foot mais aussi dans tous les sports. C'est la plus grosse compétition donc forcément très émue et très honorée d'y participer. C'est vraiment quelque chose qui vient corroborer une carrière d'arbitre depuis le début ». « Pour nous, c'est la valorisation de l'arbitrage français, on le voit depuis quelques années que ce soit Clément Turbin, Benoît Bastien, François Letexier, on est sur la scène européenne, ça veut dire que la formation à la française et l'arbitrage français sont reconnus à l'UEFA et maintenant à la Fifa. C'est la reconnaissance du travail effectué en France à l'étranger et c'est vraiment valorisant à la fois pour l'arbitrage mais aussi pour le football français de manière générale », a même surenchéri celle qui officie depuis 1996. 25 Stéphanie Frappart est l'une des six femmes arbitres centrales promues à la Coupe du monde 2022. Clément Turpin et Stéphanie Frappart seront assistés de Nicolas Danos et Cyril Gringore. Nicolas Danos Cyril Gringore

LES STADES Le Qatar accueillera la Coupe du monde de football du 21 novembre au 18 décembre 2022 dans huit enceintes différentes qui vont recevoir les 64 matchs de la compétition. 26 Al-Bayt Stadium à Al-Khor : une capacité de 60 000 places, il doit son nomaux « bayt al sha’ar », les tentes traditionnelles utilisées par les peuples nomades du Qatar. L’Al-Thumama Stadium à Doha. Il est inspiré du Keffieh, « une coiffe traditionnelle arabe ». Il doit son nom à un arbre typique de la région. Il a une capacité de 40 000 places. Al-Janoud Stadium à Al Wakrah. Il est doté d’une capacité de 40 000 places. Education City Stadium à Al-Rayyan : 40 000 spectateurs.

27 Lusail Iconic Stadium à Doha. Il est le plus de grand de cette Coupe dumonde 2022 avec une capacité de 80 000 places. Sa façade rappelle les motifs décoratifs qui ornent les bols que l’on retrouve dans tout monde arabe. Il accueillera la finale de la compétition. L’Ahmed bin Ali Stadiumà Al Rayyan. Doté d’une capacité de plus de 40 000 places, il est situé en bordure du désert. Ras Abu Aboud Stadium à Doha. Il a été construit à partir de conteneurs, de sièges amovibles et d’autres éléments modulaires. Il a une capacité de 40 000 places. Il accueillera le match entre la France et le Danemark le 26 novembre. Khalifa International Stadium à Doha.

Qatar - Équateur - Sénégal - Pays-Bas 28 Sur le papier, le Groupe A, composé de l'Équateur, des Pays-Bas, du Qatar et du Sénégal, est sans doute celui qui réserve le moins de surprises. Mais on sait bien ce que vaut la théorie dans une Coupe du monde, surtout quand une poule comprend le pays organisateur et que celui-ci, au-delà de l'enjeu sportif, doit aussi briller pour des raisons politiques et géopolitiques. Pour les joueurs de Félix Sánchez Bas, la tâche est claire : faire briller le drapeau de l'émirat hôte. L'Espagnol de 46 ans connaît bien le pays et ses équipes de football. Arrivé au Qatar en 2006, il a dirigé l'Aspire Academy, l'école locale de détection des futures stars de la région. Le sélectionneur ibérique a également dirigé les moins de 19 ans et les moins de 23 ans, pour les Jeux olympiques, avant de prendre en charge l'équipe nationale en 2017. Ses succès sont incontestables avec, en point d'orgue, une victoire en Coupe d'Asie en 2019 et une troisième place de la Coupe arabe en décembre 2021. « Cela a été un voyage extraordinaire pour moi. C'est toujours agréable de voir des joueurs que vous avez Le groupe A semble tout acquis aux Pays-Bas et au Sénégal, récent vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations. Mais attention, cette poule comprend également le Qatar. Le pays organisateur entend bien briller sur ses terres et rêve d'un destin à la Corée du Sud en 2002. La tâche de l'Équateur semble, quant à elle, insurmontable. GROUPE A L'EFFET DE SURPRISE Les matchs Dimanche 20 novembre 17h : Qatar - Équateur (TF1, beIN Sports 1) Lundi 21 novembre 17h : Sénégal - Pays-Bas (beIN Sports 1) Vendredi 25 novembre 14h : Qatar - Sénégal (beIN Sports 1) 17h : Pays-Bas - Équateur (beIN Sports 1) Mardi 29 novembre 16h : Équateur - Sénégal (beIN Sports 2) 16h : Pays-Bas - Qatar (beIN Sports 1) Pour Félix Sánchez Bas, entraîneur de l’équipe du Qatar, la tâche est claire : faire briller le drapeau de l'émirat hôte.

29 rencontrés quand ils avaient 11 ou 12 ans et qui jouent maintenant dans l'équipe nationale », a expliqué Félix Sánchez Bas en conférence de presse. Quand un entraîneur connaît aussi bien son groupe et que celui-ci est porté par un public rallié à sa cause, on peut aller très loin. LES PAYS-BAS EN GRANDS FAVORIS Bien sûr, il faudra pour cela faire bonne figure non seulement contre les Pays-Bas, principaux favoris du groupe A, mais aussi contre le Sénégal. Les Oranje ont bien l'intention de faire oublier la bérézina de 2018 qui les avait vus ne pas se qualifier pour le Mondial en Russie. Finalistes en 2010 et troisièmes en 2014, les Hollandais ont à cœur de rappeler au monde qu'ils sont l'une des plus belles nations du football. Reste que le rapport de Van Gaal avec ses joueurs demeure toujours aussi compliqué. Le Sénégal, quant à lui, compte bien surfer sur sa victoire de haut rang en Coupe d'Afrique des nations l'an passé. La sélection, menée par Aliou Cissé fait partie des pays à suivre et pourrait être l'une des belles surprises de ce Mondial 2022. La tâche sera plus complexe pour l'Équateur. Les hommes de l'Argentin Gustavo Alfaro participent à leur première phase finale du siècle mais se sont qualifiés dans la douleur. Ce groupe A sera l'un des plus intéressants à suivre. Aliou Cissé mène l'équipe prometteuse du Sénégal qui a toutes ses chances à la Coupe du monde 2022. Les Hollandais ont à cœur de rappeler au monde qu'ils sont l'une des plus belles nations du football même si le rapport de Van Gaal avec ses joueurs demeure toujours aussi compliqué. Les hommes du sélectionneur de l’équipe de l’Equateur, l'Argentin Gustavo Alfaro, participent à leur première phase finale du siècle mais se sont qualifiés dans la douleur.

30 Alphonse AREOLA Hugo LLORIS Steve MANDANDA Adrien RABIOT Benjamin PAVARD William SALIBA Antoine GRIEZZMAN Christopher NKUNKU Karim BENZEMA Dayot UPAMECANO Ibrahima KONATÉ Jules KOUNDE Aurélien TCHOUAMENI GARDIENS DÉFENSEURS DÉFENSEURS ATTAQUANTS LA SÉLECTION DE

31 Kingsley COMAN Kylian-MBAPPE Olivier GIROUD Ousmane DEMBÉLÉ Lucas HERNANDEZ Presnel KIMPEMBE Raphaël VARANE Théo HERNANDEZ Eduardo-CAMAVINGA Jordan VERETOUT Matteo GUENDOUZI Youssouf FOFANA DÉFENSEURS ATTAQUANTS MILIEUX DE TERRAIN L'ÉQUIPE DE FRANCE Sous réserve de changements de dernière minute

Alphonse AREOLA Hugo LLORIS Steve MANDANDA Adrien RABIOT Benjamin PAVARD William SALIBA Antoine GRIEZZMAN Christopher NKUNKU Karim BENZEMA Dayot UPAMECANO Ibrahima KONATÉ Jules KOUNDE Aurélien TCHOUAMENI GARDIENS DÉFENSEURS DÉFENSEURS ATTAQUANTS LA SÉLECTION DE

31 Kingsley COMAN Kylian-MBAPPE Olivier GIROUD Ousmane DEMBÉLÉ Lucas HERNANDEZ Presnel KIMPEMBE Raphaël VARANE Théo HERNANDEZ Eduardo-CAMAVINGA Jordan VERETOUT Matteo GUENDOUZI Youssouf FOFANA DÉFENSEURS ATTAQUANTS MILIEUX DE TERRAIN L'ÉQUIPE DE FRANCE Sous réserve de changements de dernière minute

Angleterre - Iran - États-Unis - Pays de Galles 33 L'histoire, la grande, a rendez-vous avec le football à travers ce groupe B. L'ombre du conflit larvé qui oppose les États-Unis et l'Iran depuis plus d'un demi-siècle planera sur cette poule, comme les révoltes en cours dans le pays qui mettent à mal le régime en place. On garde également à l'esprit que ce groupe aurait pu accueillir l'Ukraine, si les valeureux Gallois ne l'avaient pas empêché de se qualifier pour le Mondial, au terme d'un match héroïque des deux côtés en barrage de qualification. Plus prosaïquement, l'Angleterre, pourtant la nation la plus passionnée par le football, espère bien effacer près de 60 ans de disette au niveau mondial. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que le spectacle soit total. Jusqu'aux laborieux derniers matchs de préparation, le onze anglais, invaincu durant un an et demi, apparaissait comme l'un des grands favoris de la Coupe du monde. Les Les enjeux historiques domineront sans aucun doute les débats de ce groupe B composé de l'Angleterre, des États-Unis, de l'Iran et du pays de Galles. La sélection perse ne pourra pas faire abstraction des événements qui secouent son territoire, tandis que l'Angleterre tentera de rompre 56 ans de disette et que le pays de Galles entend bien profiter pleinement de sa première Coupe du monde depuis 64 ans. GROUPE B L'HISTOIRE EN MARCHE Les matchs Lundi 21 novembre 14h : Angleterre - Iran (beIN Sports 1) 20h : États-Unis - pays de Galles (TF1, beIN Sports 1) Vendredi 25 novembre 11h : Pays de Galles - Iran (beIN Sports 1) 20h : Angleterre - États-unis (TF1, beIN Sports 1) Mardi 29 novembre 20h : Iran - États-Unis (beIN Sports 2) 20h : Pays de Galles - Angleterre (TF1, beIN Sports 1) Le sélectionneur anglais Gareth Southgate espère rompre avec un demi-siècle de disette de titres pour l'équipe d'Angleterre.

finalistes malheureux du dernier Euro, qui se sont inclinés de justesse contre le champion italien, possèdent sans doute la génération la plus douée de leur histoire. Il n'empêche, il demeure toujours une sorte de malédiction anglaise qui semble empêcher l'équipe nationale de remporter les rencontres à élimination directe où l'enjeu est fort. Le sélectionneur Gareth Southgate compte bien sur les sables du désert pour la lever. DUELS DE FRÈRES ENNEMIS La seconde place du groupe devrait échoir aux États-Unis qui sont en constante progression depuis une vingtaine d'années. Quinzième au classement Fifa, le onze américain est cohérent, même si les derniers matchs amicaux (0 à 0 contre l'Arabie Saoudite, défaite 2 - 0 contre le Japon) laissent planer quelques doutes. Bien sûr, tous les observateurs auront les yeux rivés sur le match qui opposera la sélection de Gregg Berhalter à l'Iran, mais les joueurs perses, auteurs d'une remarquable campagne de qualification, auront sans doute la tête ailleurs et des préoccupations autres que footballistiques. Le pays de Galles, qui retrouve la Coupe du monde après 64 ans d'attente, pourrait ainsi tirer son épingle du jeu géopolitique. Les hommes de Robert Page ont bien l'intention de jouer un mauvais tour à leur meilleur ennemi anglais et de profiter de la baisse de régime des États-Unis. Angleterre - Iran - États-Unis - Pays de Galles 34 Après 64 ans d'attente, l'équipe du pays de Galles menée par Robert Page espère briller à la Coupe du monde. Le sélectionneur de l’équipe des Etats-Unis, Gregg Berhalter.

Argentine - Arabie saoudite - Mexique - Pologne 36 Ce Mondial sera la dernière occasion pour Lionel Messi d'accrocher à son palmarès sans équivalent un titre de champion du monde. Le prodige argentin scellerait ainsi les débats qui opposent ses partisans et ceux de Diego Maradona ou de Pelé lorsqu'il s'agit de décerner le titre honorifique du meilleur joueur de tous les temps. La Pulga, qui vient de remporter la Copa America avec l'Albiceleste, semble avoir retrouvé ses jambes et ravivé la flamme d'un talent que l'on croyait déclinant après une première saison au Paris Saint-Germain fantomatique. L'Argentine a ainsi bouclé sa préparation par des matchs aboutis et d'une rare qualité collective, bonifiée par la justesse technique et la santé physique retrouvée de sa star, qui, avec six malheureux buts en vingt rencontres de Coupe du monde, a définitivement une relation compliquée avec sa compétition. Autour de la vedette, l'Albiceleste présente sans doute le meilleur onze avec lequel le numéro 10 ait joué jusqu'ici. Le groupe C réserve un duel au sommet. Qui de Lionel Messi ou de Robert Lewandowski, les deux derniers finalistes du Ballon d'or, mènera sa sélection nationale sur le toit du monde ? Pour commencer leur épopée, les deux titans feraient mieux de ne pas sous-estimer l'Arabie saoudite et, surtout, le Mexique. GROUPE C L'ATTAQUE DES TITANS Les matchs Mardi 22 novembre 11h : Argentine - Arabie saoudite (beIN Sports 1) 17h : Mexique - Pologne (beIN Sports 1) Samedi 26 novembre 14h : Pologne - Arabie saoudite (beIN Sports 1) 20h : Argentine - Mexique (TF1, beIN Sports 1) Mercredi 30 novembre 20h : Arabie saoudite - Mexique (beIN Sports 2) 20h : Pologne - Argentine (TF1, beIN Sports 1) Après avoir raté de peu le Ballon d'or, Robert Lewandowski a une revanche à prendre en Coupe du monde.

37 LEMEXIQUE EN OUTSIDER Ce groupe C a en plus la particularité de réunir le vainqueur du dernier Ballon d'or, Messi, et son second, le grand Robert Lewandowski. Le capitaine polonais aura 34 ans lorsque le tournoi commencera. Il espère marquer son premier but à la Coupe du monde Qatar 2022 et faire passer un cap à sa sélection nationale qui a déçu lors du dernier Euro. La rencontre entre l'Argentine et la Pologne (30 novembre), qui déterminera, sauf surprises majeures, les deux premiers du groupe, sera l'une des grandes attractions de cette phase de poule. Les deux autres équipes pourraient profiter de cet affrontement titanesque pour créer l'événement. L'Arabie saoudite aimerait bien jouer un mauvais tour à son rival du Golf en lui volant la vedette. La sélection menée par l'expérimenté entraîneur français Hervé Renard peut tirer son épingle du jeu. Mais le principal outsider reste le Mexique, l'une des terres saintes du football. Souvent considéré comme un compétiteur de second plan, le pays s'est pourtant qualifié pour son septième Mondial consécutif et la sélection d'Amérique centrale est la plupart du temps éliminée de justesse lors des matchs à élimination directe. Ses adversaires du groupe C seraient donc bien inspirés de ne pas sous-estimer El Tri. L'Argentine surtout puisque Gerardo Martino a dirigé à la fois l'Albiceleste et le FC Barcelone lorsque Messi y était encore… Lionel Messi accrochera-t-il enfin un titre de champion du monde à son impressionnant palmarès ? La sélection de l’Arabie Saoudite menée par l'expérimenté entraîneur français Hervé Renard peut tirer son épingle du jeu. Sur la photo, l'ailier de l'Arabie Saoudite Salem Al-Dawsari.

Danemark - Tunisie - France - Australie 38 Les vérités d'avant une grande compétition internationale s'effacent toujours au moment du coup d'envoi. Les nations les plus en forme connaissent des sorties de route inexplicables, tandis que celles qui semblaient à la peine réalisent souvent des parcours étincelants. Espérons que cette constante du football se vérifie au Qatar pour les Bleus… Après un Euro 2021 catastrophique, soldé par une piteuse élimination contre la Suisse en huitième de finale, les hommes de Didier Dechamps ont enchaîné les prestations laborieuses. La campagne en Ligue des nations, qui s'est achevée mi-septembre par une défaite 2-0 contre le Danemark et par une terne troisième place de groupe, n'a rien fait pour rassurer les supporters. Les bookmakers et les observateurs restent toutefois confiants. Portée par un Kylian Mbappé supersonique et un Karim Benzema flamboyant, l'équipe de France, qui possède des grands talents à tous les postes, peut retrouver la force collective qui a fait sa gloire en Russie et rejoindre le Brésil de 1962 au rang des La France a hérité d'un groupe à sa portée en compagnie du Danemark, l'autre favori de la poule, de la Tunisie et de l'Australie. Sauf coup de tonnerre, les Bleus devraient être en mesure d'atteindre les matchs à élimination directe et de défendre leur titre acquis en 2018. Reste à savoir quels visages présenteront les hommes de Didier Deschamps… GROUPE D LES GRANDES RETROUVAILLES Les matchs Mardi 22 novembre 14h : Danemark - Tunisie (beIN Sports 1) 20h : France - Australie (TF1, beIN Sports 1) Samedi 26 novembre 11h : Tunisie - Australie (beIN Sports 1) 17h : France - Danemark (beIN Sports 1) Mercredi 30 novembre 16h : Australie - Danemark (beIN Sports 2) 16h : Tunisie - France (TF1, beIN Sports 1) Karim Benzema fait partie des hommes forts de l'équipe de France, prêt à tout pour conserver le titre mondial décroché en 2018.

équipes qui ont su conserver leur titre de championnes du monde. L'ÉPOUVANTAIL DANOIS Ironie du sort, la France retrouve une équipe qu'elle a pris l'habitude d'affronter dans les phases de groupe : le Danemark. Les mêmes danois qui ont corrigé les Bleus en septembre… La sélection nordique profite du retour de son talisman, le grand Christian Eriksen, victime d'un arrêt cardiaque lors de l'Euro en juin 2021. La star danoise a retrouvé son niveau de jeu stratosphérique et constitue une pièce majeure de l'effectif concocté par Kasper Hjulmand. Le stratège est parvenu à bâtir une redoutable formation qui a toutes les cartes en main pour priver la France de la première place promise, envoyant les Bleus affronter un adversaire redoutable, a priori l'Argentine, dès les huitièmes de finale. La tâche sera pour le moins ardue pour la Tunisie, qui confirme par sa présence à une seconde Coupe du monde d'affilée, la qualité de sa génération de joueurs. Les hommes de Jalel Kadri pourront compter sur un important contingent de supporters tunisiens présents au Qatar. L'Australie, qualifiée in extremis au terme des barrages contre le Pérou, espérera faire bonne figure dans ce groupe. Bien inspirées seront les autres équipes qui ne sous-estimeront pas ce petit poucet. Les supporters péruviens, qui s'étaient ouvertement moqués des « Socceroos », ont appris à leurs dépens que la sélection dirigée par Graham Arnold est très forte tactiquement et propose un défi physique de haut niveau. Tout le monde est désormais prévenu. Danemark - Tunisie - France - Australie 40 L'arrêt cardiaque de Christian Eriksen semble loin tandis que le joueur supersonique danois est prêt à en découdre !

À quelques jours du coup de sifflet initial de cette Coupe du monde 2022, l'Allemagne fait peur. Certes, l'aura d'invincibilité qui précéda la Mannschaft durant plus d'un quart de siècle, malgré sa victoire en 2014, s'est un peu estompée au cours des années 2000-2010, mais les dernières prestations de la sélection dirigée par le surdoué Hans-Dieter Flick font craindre au monde un retour de la grande époque. L'élimination précoce en Russie et la débâcle contre l'Angleterre au dernier Euro ont eu raison de l'indéboulonnable Joachim Löw qui sera resté quinze années à la tête de la sélection. Or, le pedigree de son successeur, arrivé en août 2021, impressionne. Non seulement Flick a remporté la Ligue des champions avec le Bayern Munich, mais il demeure aussi invaincu avec le onze allemand… Le succès Dans chaque grande compétition de football, les dieux du hasard aiment faire émerger du chaos un « groupe de la mort ». Pour cette Coupe du monde au Qatar, ils ont été plus cléments. Certes, ce groupe E voit s'affronter deux des grands prétendants au titre suprême, mais leurs adversaires, le Japon et le Costa Rica, ne boxent pas encore dans la même catégorie. Allemagne - Japon - Espagne - Costa Rica 42 GROUPE E LA MORT LEUR VA SI BIEN Les matchs Mercredi 23 novembre 14h : Allemagne - Japon (beIN Sports 1) 17h : Espagne - Costa Rica (beIN Sports 1) Dimanche 27 novembre 11h : Japon - Costa Rica (beIN Sports 1) 20h : Espagne - Allemagne (TF1, beIN Sports 1) Jeudi 1er décembre 20h : Costa Rica - Allemagne (beIN Sports 2) 20h : Japon - Espagne (TF1, beIN Sports 1) L'armada de Luis Enrique compte bien défendre chèrement sa place en Coupe du monde face à l'Allemagne.

de la Mannschaft dépend désormais de la capacité de cette équipe rajeunie à gérer ses émotions et à endosser un maillot lourd à porter (quatre titres mondiaux). L'ARMADA ESPAGNOLE AU FRONT Le premier gros test pour l'Allemagne arrive très vite. Le groupe E, qui n'a pas volé son titre de groupe de la mort même si les forces sont moins homogènes que lors de certaines autres éditions, a mis sur sa route dès les phases de poules une autre impressionnante armada.De 2008 à 2012, l'Espagne était tout simplement la meilleure équipe à l'international, remportant deux fois l'Euro et une fois la Coupe du monde, ce qu'aucun onze dans l'histoire n'était parvenu à faire. Certes, la seconde partie des années 2010 a été beaucoup plus laborieuse, mais une nouvelle génération est en train de prendre le pouvoir et semble être capable de se hisser à la hauteur des illustres Xavi et Iniesta. Le football proposé par la Roja lors des derniers matchs de préparation est l'un des plus léché au monde.L'opposition de style entre l'Allemagne, plus directe et incisive, et l'Espagne, plus joueuse et raffinée, devrait faire des étincelles… et ne pas laisser beaucoup de place aux autres pays du groupe. Le Japon, qui est passé tout près d'un exploit retentissant en Russie après avoir mené l'ogre belge de deux buts, est certes sur la pente ascendante, mais l'écart de niveau paraît trop important. Le petit poucet costaricain, toujours très joueur et volontaire, tentera quant à lui de faire bonne figure. Le nouveau sélectionneur Hans-Dieter Flick positionne l'Allemagne comme prétendante sérieuse au titre mondial.

Maroc - Croatie - Belgique - Canada 44 Cette Coupe du monde au Qatar sera à double tranchant pour la Belgique. La compétition couronnera enfin l'une des générations les plus talentueuses de l'histoire du football mondial ou la reléguera, comme tant d'autres, au rang d'éternel espoir déçu. Là sont la beauté et la cruauté d'une grande compétition internationale de football. Les derniers matchs se jouent à élimination directe et tout peut se passer. Certes, en Russie, les Bleus de Didier Deschamps ont été largement dominés, certes, la Belgique devait aller au bout il y a quatre ans. Mais que dire de l'Euro précédent, où les Diables rouges étaient de nouveau favoris et au travers duquel ils sont passés dès que l'enjeu a surpassé le jeu ? La sélection entraînée par Roberto Martínez, secondé par notre Thierry Henry national, n'est plus la meilleure équipe de football du monde, mais ses joueurs font encore trembler la plupart de leurs adversaires. Pour espérer obtenir une dernière chance de La Coupe du monde sera ardue pour la Belgique qui a tout à perdre dans ce groupe F comptant l'outsider croate et les talents marocains, tandis que la tâche du Canada semble impossible. GROUPE F JUSTE UNE DERNIÈRE CHANCE Les matchs Mercredi 23 novembre 11h : Maroc - Croatie (beIN Sports 1) 20h : Belgique - Canada (TF1, beIN Sports 1) Dimanche 27 novembre 14h : Belgique - Maroc (TF1, beIN Sports 1) 17h : Croatie - Canada (beIN Sports 1) Jeudi 1er décembre 16h : Canada - Maroc (beIN Sports 2) 16h : Croatie - Belgique (beIN Sports 1) Le Ballon d'or Luka Modric portera-t-il la Croatie en finale de Coupe du monde, comme en 2018 ?

45 décrocher ce grand titre qui lui manque cruellement, la Belgique devra sortir d'un groupe homogène et relevé. L'HEURE DUMAROC ? Tout d'abord, les Rouges devront se défaire de la Croatie et ce ne sera déjà pas une mince affaire. L'équipe croate est en effet la finaliste de la dernière Coupe du monde et entend bien conserver son titre de grand outsider. Les hommes de Zlatko Dalic font partis du top 20 mondial et arrivent toujours à se transcender durant les grandes compétitions, à l'image de leur éternel meneur de jeu Luka Modric. C'est ce joueur hors du commun qui avait porté son équipe en 2018, obtenant dans la foulée le Ballon d'or. Il faudra également composer avec le Maroc, qui est sans doute l'une des équipes africaines qui comportent le plus de talents. La dernière venue des Marocains au Qatar est un souvenir douloureux (défaite contre l'Algérie en finale de la Coupe arabe). Le onze de Walid Regragui, qui a succédé au redouté Vahid Halilhodžic, a retrouvé une stabilité et une unité et sera l'une des équipes à suivre. Pour le Canada, qui dispute sa seconde phase finale de Coupe du monde après 36 ans d'attente, la tâche semble plus ardue. Les derniers matchs internationaux n'ont pas été fameux, à l'instar de la campagne mexicaine (aucun but marqué). L'objectif de l'équipe nord-américaine est de ne pas repartir du Qatar bredouille. L'enjeu du Mondial est de taille pour la sélection belge entraînée par Roberto Martínez et Thierry Henry. Le onze marocain de Walid Regragui a retrouvé une stabilité et une unité et sera l'une des équipes à suivre.

Impossible d'imaginer une Coupe du monde sans le Brésil. Depuis 1930, la Seleção a participé à tous les Mondiaux, un exploit qu'aucune autre nation du football n'a réussi à égaler. La sélection auriverde a fait main basse sur le trophée à cinq reprises, devançant d'une unité ses premiers rivaux. Cela fait pourtant vingt ans que le plus grand pays du foot, l'équivalent des All Blacks au rugby, n'a pas été sur le toit du monde… Pire, la sinistre défaite en demi-finale contre l'Allemagne (1-7), alors que le Brésil était le pays hôte, reste dans toutes les mémoires. À chaque édition, un grain de sable vient enrayer l'implacable machinerie : la France de Zizou en 2006, les Pays-Bas en 2010, l'Allemagne en 2014 et la Belgique en 2018. Les Brésiliens arrivent au Qatar avec la ferme intention de laver ces affronts. Pour la première fois sans doute depuis deux ou trois éditions, ils ont, sur le papier, les Le Brésil, une nouvelle fois favori d'un Mondial qui semble lui être promis, hérite d'un groupe G pour le moins palpitant, avec la Serbie, la Suisse et, surtout, le Cameroun. La Seleção n'a pas le droit à l'erreur et devra gérer ses émotions bien mieux que par le passé. Pour la seconde place du groupe, le combat est des plus ouverts. Suisse - Cameroun - Brésil - Serbie 46 GROUPE G SUR UN AIR DE SAMBA Les matchs Jeudi 24 novembre 11h : Suisse - Cameroun (beIN Sports 1) 20h : Brésil - Serbie (TF1, beIN Sports 1) Lundi 28 novembre 11h : Cameroun - Serbie (beIN Sports 1) 17h : Brésil - Suisse (beIN Sports 1) Vendredi 2 décembre 20h: Serbie - Suisse (beIN Sports 2) 20 h : Cameroun - Brésil (beIN Sports 1) Si le jeu de Neymar est irrégulier depuis son arrivée au Paris Saint-Germain, la star a brillé lors des matchs de préparation du Brésil pour le Mondial.

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